En Europe francophone, des femmes musulmanes ont besoin d'un divorce islamique — et il n'existe aucune institution pour le leur délivrer.
Certaines ont obtenu un divorce civil. Elles sont libres aux yeux de la loi, mais pas aux yeux d'Allah. D'autres veulent quitter un mariage que leur mari refuse de dissoudre. D'autres encore subissent l'abandon, la négligence, ou une incompatibilité profonde.
Ni en France, ni en Belgique, ni en Suisse, il n'existe de tribunal islamique ou d'autorité unifiée. Les imams locaux n'ont ni le mandat, ni toujours la formation jurisprudentielle, pour prononcer un divorce. Ce vide est réel. Et il laisse des femmes sans issue — même si leur mari a disparu, même si le tribunal civil a prononcé le divorce, même si elles souffrent depuis des années.
La tradition islamique a toujours prévu une réponse à cette situation. C'est cette réponse que nous rendons accessible : un conseil de 3 savants islamiques qualifiés et indépendants, une procédure conforme aux règles islamiques, un certificat islamique officiel.
Le divorce est une chose sérieuse en islam. Il a ses règles précises, ses conditions, ses procédures.
Notre conseil réunit trois savants islamiques — un directeur de tribunal islamique en Afrique du Sud, un prédicateur officiel au Maroc, un professeur d'université en Algérie. Trois pays. Trois formations. Un seul objectif : examiner chaque dossier sérieusement et décider selon les règles islamiques.
Ils sont aidés par des conseillères qui accompagnent chaque femme dans la préparation de son dossier, et si nécessaire, par des médiateurs et des conseillers religieux.
C'est une situation que l'islam n'a jamais voulue. Et c'est une situation à laquelle il a toujours eu une réponse.
Allah a prévu la séparation dans Son Livre. C'est une disposition claire, inscrite par le Créateur Lui-même, pour protéger la femme quand l'union ne peut plus être maintenue avec dignité :
« ...S'il y a crainte qu'ils ne puissent observer les limites d'Allah, il n'y a pas de blâme sur l'un ou l'autre si elle se libère moyennant une compensation. »Sourate Al-Baqara · Verset 229
L'épouse qui demande la fin de son mariage ne contredit pas le Coran. Elle s'appuie sur lui.
Une femme se présenta devant le Prophète ﷺ. Elle dit :
« Je n'ai rien à reprocher à mon mari dans son comportement ni dans sa religion. Mais je ne peux pas rester avec lui. »Al-Bukhari · N° 5273
Le Prophète ﷺ reconnut son droit et prononça la fin du mariage.
Ce hadith fait autorité dans toutes les écoles islamiques. Il est la preuve que ce droit appartient à la femme — depuis l'origine de l'islam.
Notre conseil ne se limite pas à une seule école islamique. Il prend en compte toutes les grandes écoles reconnues pour évaluer chaque situation — en particulier l'école Malikite, qui est la plus large dans la reconnaissance du préjudice subi par l'épouse.
Cela garantit que chaque dossier est examiné avec le cadre le plus juste et le plus complet possible.
Ce n'est pas une opinion moderne. C'est la position de l'islam classique.
L'épouse demande la séparation en restituant sa dot au mari. Si le mari refuse ou est absent, un conseil de 3 savants islamiques peut statuer à sa place.
Un juge islamique prononce le divorce à la demande de l'épouse. Il n'a pas besoin du consentement du mari. Il décide sur la base des faits et des règles islamiques.
Ces deux voies existent depuis les premiers siècles de l'islam. Elles ne sont pas nouvelles. Elles ont simplement besoin d'être accessibles.
En islam, mettre fin à un mariage par Khula ou Faskh nécessite l'intervention d'un qadi — un juge islamique. Dans les pays musulmans, ce rôle est assuré par un tribunal religieux. En Europe, ce tribunal n'existe pas.
Les savants islamiques ont résolu ce problème depuis longtemps. Quand il n'y a pas de qadi disponible, un conseil de 3 savants islamiques qualifiés peut prendre sa place et prendre une décision qui a la même valeur islamique. C'est reconnu par les quatre écoles. C'est ce que notre conseil de 3 savants fait.
Chaque dossier est étudié séparément. La femme explique sa situation. Les savants examinent le cas selon les règles islamiques. Puis ils décident ensemble. Ce n'est pas automatique — un dossier peut être refusé si les conditions islamiques ne sont pas remplies. C'est cette rigueur qui donne au certificat sa valeur.
Chaque savant du conseil détient une ijaza — une autorisation transmise de maître à élève, qui fonde l'autorité religieuse en islam. Notre procédure est reconnue par les grandes institutions islamiques internationales. Ce n'est pas un document administratif. C'est une décision islamique prise par des autorités compétentes.
Ce document n'a pas été rédigé pour convaincre qui que ce soit. Il a été rédigé pour rappeler ce que l'islam dit, depuis toujours, sur le droit de la femme à vivre dans la dignité.
Ce droit existe depuis l'origine de l'islam. Il n'a jamais été remis en cause. Et il s'applique aujourd'hui, comme il s'est toujours appliqué.
C'est sur ce fondement que nous accompagnons chaque femme dans cette démarche.
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